La première étape consiste à analyser la zone à traiter : type de poil, densité, profondeur apparente, sens d’implantation, état de la peau, antécédents médicaux et éventuelles contre-indications.
Pendant la séance, la peau est nettoyée puis le praticien introduit un filament très fin dans le follicule pileux. L’énergie est délivrée pendant une fraction de seconde selon les paramètres choisis. Le poil est ensuite retiré délicatement.
Lorsque le follicule a été correctement traité, le poil doit sortir sans résistance importante. Une traction forte signifierait que le poil n’a pas été suffisamment libéré. Le geste doit donc être précis, progressif et méthodique.
La séance peut durer quelques minutes pour des poils isolés ou être plus longue pour une zone plus étendue. La durée est adaptée à la tolérance cutanée et à la stratégie globale de traitement.
Est-ce douloureux ?
La sensation varie selon les patients, les zones et la densité des poils. Elle est souvent décrite comme une petite sensation de chaleur, de picotement ou de micro-impulsion. Les zones du visage, notamment la lèvre supérieure, peuvent être plus sensibles.
La technologie Apilus vise justement à améliorer le confort grâce à des impulsions rapides et précises. Le traitement reste cependant perceptible. Pour les zones sensibles ou les séances longues, des mesures de confort peuvent être proposées : adaptation des paramètres, pauses régulières, préparation cutanée ou, dans certains cas, application préalable d’une crème anesthésiante selon avis médical. L’objectif est de traiter efficacement sans agresser inutilement la peau.
Combien de séances sont nécessaires ?
Il faut être clair : l’électrolyse n’est pas une technique “en une séance”. Le poil pousse selon un cycle, et tous les follicules ne sont pas actifs au même moment. Seuls certains poils sont présents et accessibles lors d’une séance donnée.
Plusieurs séances sont donc nécessaires pour traiter progressivement l’ensemble des follicules concernés. Le nombre de séances dépend de nombreux facteurs :
- la zone traitée ;
- la densité des poils ;
- leur diamètre ;
- leur profondeur ;
- leur couleur ;
- l’existence d’une stimulation hormonale ;
- les antécédents d’épilation à la pince ou à la cire ;
- la régularité du protocole ;
- la réponse individuelle du patient.
Sur une petite zone avec quelques poils isolés, le traitement peut être relativement court. Sur une pilosité faciale hormonodépendante, le protocole peut être plus long et nécessiter un entretien régulier au départ.
L’objectif est une diminution progressive, visible et durable de la repousse, avec des poils qui deviennent moins nombreux au fil des séances.
Pourquoi les poils repoussent-ils entre les séances ?
Une repousse après les premières séances est normale. Elle ne signifie pas nécessairement que le traitement a échoué. Plusieurs phénomènes se superposent :
D’abord, certains poils traités peuvent ne pas avoir été dans la phase idéale de croissance. Ensuite, des poils qui n’étaient pas visibles lors de la séance peuvent apparaître quelques jours ou semaines plus tard. Enfin, dans certaines zones hormonales, de nouveaux follicules peuvent être stimulés avec le temps.
C’est pourquoi l’électrolyse doit être comprise comme un protocole progressif. La régularité des séances est souvent plus importante que leur intensité isolée.